Se libérer réellement des chaînes politiques : comment ?

Les peuples du monde entier rêvent de liberté. Les peuples opprimés en rêvent encore plus ! Face au désespoir des désorientés, les opportunistes et les marchands d’illusion se présentent souvent avec des solutions qui conduisent d’impasse en impasse. Il convient donc de proposer une vision claire pour éviter des déboires liés à l’ignorance et aux préjugés. (Par José Mene Berre)

1. LE DÉSIR DE LIBERTÉ FACE AUX PRESSIONS POLITIQUES ET AUX INJUSTICES ECONOMIQUES

Avec le phénomène mondial appelé “Société civile”, on remarque une contestation de plus en plus vive faces aux violations des droits humains et aux injustices économiques causés par les régimes politiques déviants. Dans les pays du Sud, dont ceux du continent africain, la défiance vis-à-vis des régimes politiques déviants est de plus en plus évidente. Les slogans qui résonnent comme des incantations font appel à plus de justice sociale et au développement.

Mais, l’histoire démontre que le chemin qui mène à l’enfer est parfois pavé de bonnes intentions. Il ne suffit pas de se défaire d’une tyrannie pour s’affranchir des chaines politiques et économiques. L’étude d’un pays comme Haïti, la première république noire née il y a deux siècles, illustre bien le lien qui existe entre l’absence de développement (donc la misère) et la mauvaise gouvernance (qu’elle soit anarchique ou tyrannique).
Pour se libérer réellement, il faut une vision globale et intégrée capable de s’attaquer aux causes profondes (structurelles) qui constituent le terreau des maux d’une société.

2. OBSERVER POUR TROUVER LES SOLUTIONS ADAPTÉES

La science est basée sur l’observation. En examinant les 197 Etats actuellement reconnus par l’Organisation des Nations Unies (ONU), on trouve des Etats très jeunes qui côtoient de très vieux Etats. Chacun a son organisation plus ou moins évoluée. C’est dans cette “variété de possibles” que nous avons trouvé un Etat dont l’organisation politique peut être considérée comme l’une des plus avancées en matière de démocratie.

En effet, dans la quasi-totalité des pays du monde, la démocratie se limite à élire des représentants (président, gouverneur, maire, sénateur, députés…). En Suisse, la démocratie permet au peuple de faire entendre sa voix. Le peuple suisse ne vote pas seulement ses représentants, il vote aussi sur les objets et questions de politique au même titre que ses représentants. En cas de décision contestable, toute personne peut lancer une pétition (requête écrite sous forme de demande, proposition ou réclamation) concernant toute activité de l’Etat. Face à toute décision prise par ses représentants, le peuple peut dire “NON” en lançant un référendum (moyennant 50.000 signatures à collecter dans un délai de 100 jours). Le peuple peut aussi faire valoir ses exigences en déposant une initiative (moyennant 100.000 signatures à collecter dans un délai de 18 mois). On se retrouve ainsi face à une démocratie consensuelle qui respecte la diversité au sens large et permet la protection des minorités. Cette logique a démarré il y a plus de 7 siècles! La Suisse existe officiellement depuis l’an 1291.

L’examen des qualités du système politique suisse est si exaltant qu’un courant de pensée est né : la Fédéralitude. Après en avoir extrait les “principes actifs” essentiels, la Fédéralitude les explique et les fait connaître en vue de les élever au rang de valeurs fondatrices d’une culture démocratique au service de la paix mondiale.

3. SE DÉFAIRE DES BLOCAGES PSYCHOLOGIQUES QUI PROVOQUENT LA RÉSISTANCE FACE AUX IDÉES NOUVELLES

Il n’est pas donné à tout le monde d’accepter les idées nouvelles avec facilité. Les membres de Fédéralitude International (FI) reçoivent de temps en temps des messages de quelques réfractaires qui reprochent au Système suisse d’est “trop sophistiqué” (ce qui est totalement faux). D’autres personnes auraient aimé que la Fédéralitude eut été inspirée d’un modèle d’Etat lié à leur culture autochtone. Ce sont des reflets des blocages psychologiques qui peuvent être surmontés avec un peu de bonne volonté.

Au lieu de se poser des questions sur l’origine d’une idée, la vraie question est : “Que défendons-nous?” ou “Pourquoi sommes-nous réfractaires à une idée nouvelle?” Et si on va plus loin, on pourrait vous poser la question : “Est-il normal de vouloir occulter ou rejeter une solution qui peut changer nos conditions d’existence simplement parce qu’elle n’est pas de nous?” A dire vrai, la bonne démarche pour améliorer notre ressenti c’est de s’efforcer de comprendre les choses. En cela, la jeunesse, d’âge et surtout d’esprit, sont des atouts indéniables!

4. SENSIBILISER ET ÉDUQUER LES JEUNES : L’ESPOIR DU MONDE !

L’Afrique est le continent le plus meurtri par les conséquences de la mal gouvernance. Et c’est le continent qui comporte le plus grand nombre de jeunes au monde. Il faut sensibiliser et former ces jeunes. C’est possible car c’est une jeunesse ouverte au monde. Dans plusieurs pays africains, les villes sont peuplées de jeunes qui vivent déjà dans la mondialisation. Ils se meuvent dans la société de consommation. Ils suivent tout ce qui se passe partout dans le monde, de l’Europe à l’Amérique.

Si les jeunes africains arrivent à bien assimiler les valeurs de la société de consommation venue de l’Occident, ils sont parfaitement capables d’assimiler une culture politique qui garantira les valeurs de démocratie, de liberté et de paix dans leur société.

En leur proposant un modèle de gouvernance avant-gardiste comme la Fédéralitude, nous préparons leurs mentalités à inventer une société différente de celle qui les révolte actuellement. En effet, l’homme invente souvent à partir de ce qu’il sait. De ce fait, notre devoir est d’enseigner aux jeunes de notre époque la culture politique qui leur permettra d’inventer une société nouvelle réellement libérée de l’emprise des affres des prédateurs politiques et économiques.

5. VIVRE ENSEMBLE TOUT EN ETANT DIFFÉRENTS : L’UNITÉ DANS LA DIVERSITÉ

Nous vivons aujourd’hui, un véritable paradoxe : nous protégeons la biodiversité de la nature mais nombreux sont ceux qui oublient que l’homme fait partie de la nature. La Fédéralitude montre qu’il est possible de préserver la diversité sous toutes ses formes dans les sociétés humaines. C’est une question de méthode et d’intelligence. On ne change pas les gens, on met en place les conditions de leur changement.

A tous ceux qui veulent préserver la diversité sur terre, la Fédéralitude est un mode d’organisation qui préservera sainement et durablement la diversité culturelle (langues, héros, ethnies, patrimoines locaux…). Elle est une alternative à l’uniformisation forcée, qui diffère de l’assimilation volontaire et qui conduit l’humanité à son appauvrissement par aliénation culturelle. En d’autres termes, la Fédéralitude est la fenêtre qui permet à tout citoyen de la terre, de s’ouvrir aux problématiques du monde globalisé dans lequel nous vivons, tout en concentrant son action dans l’amélioration de ses conditions de vie là où il vit. Le paradigme ici consiste à “Être authentiquement soi, pour mieux vivre avec les autres”. Il convient que chacun de nous puisse trouver le temps de bien méditer sur cette proposition.

José L. Mene Berre  #Fédéralitude
Lien court >  https://wp.me/p5HRCb-vF
NOTA : Cet article avait déjà été publié en 2016 sous les permaliens suivants :
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