La théorie de la co-construction : un cas concret, le Gabon

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Le Gabon est le cas typique d’un pays africain qui doit pratiquer la co-construction pacifique avec les puissances consommatrices de ses ressources. Le Gabon est un pays extrêmement convoité et sur lequel pèsent de gros enjeux géostratégiques. C’est un pays d’une population de 1,8 millions d’habitants qui vit sur un territoire de 267.667 km2 (soit une densité exceptionnelle de moins de 7 habitants au km2). Ce pays quasiment inhabité abonde de ressources naturelles de toutes sortes, exploitées ou non : pétrole, manganèse, uranium, fer, or, ressources halieutiques, métaux rares…

A ces richesses, il faut ajouter un positionnement géographique stratégique. Le Gabon est situé au cœur de l’Afrique, sous l’équateur,  avec une longueur des voies navigables estimée à 1600 km et une longueur de littoral de 885 km.

Ce pays peut devenir un centre mondial de création de valeur ajoutée en s’ouvrant de manière « co-constructive » aux nations porteuses d’une forte maîtrise des technologies industrielles (dont l’Occident) et en important la main d’œuvre d’exécution en Afrique et partout dans le monde. L’idée est de sortir d’une fermeture qui appauvrit le pays à une ouverture intelligente qui améliore les conditions de vie localement.

Le système politique instaurant une démocratie avant-gardiste et un État de droit pacifique et neutre (prôné par la Fédéralitude) constituerait un vrai gage de sécurité supplémentaire pour l’implantation des industriels du monde entier. Un pays géré selon un modèle reprenant les principe du système helvétique (régime parlementaire à gouvernement collégial, fédéralisme, démocratie directe et participative, éducation à la paix, neutralité) aurait pour conséquence de rassurer les investisseurs venus des Etats dits démocratiques. Ce système instaure un climat politique stable, pacifique et propice à l’émergence d’un véritable libéralisme économique.

Dans un tel climat, la co-construction se traduirait par exemple, par la signature de nombreux contrats de partenariat public-privé (PPP) avec les entreprises des pays industrialisés voire leur implantation totale sur place. Ces dernières ne seraient plus dans une logique de « faire et partir » mais dans une logique d’établissement dans le pays pour se sentir réellement appartenir au pays. Finalement, voici comment le Gabon pourrait bénéficier d’une sorte de « Plan Marshall » moderne en étant simplement inventif.

En résumé, la vraie richesse d’un pays réside dans son organisation politique et non dans ses matières premières, ressources naturelles ou minérales.

José Mene Berre

LIEN court : https://wp.me/p5HRCb-wI

Article sur la co-construction : https://wp.me/p5HRCb-ny

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