« afriques, Panafrique des racines à l’arbre », Barack Obama aux funérailles de Nelson Mandela.

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Dans l’ouvrage de Christophe Bastid et Patrick Bey « afriques, Panafrique des racines à l’arbre », les auteurs ont réuni 55 discours de leaders marquants de l’histoire de l’Afrique ainsi que les commentaires de 127 personnalités.

Afin de vous donner le type d’éclairage apporté par les contributeurs, nous vous proposons ci-dessous le début du commentaire fait par José L. Mene Berre sur le discours de Barack Obama lors des funérailles de Nelson Mandela le 10 décembre 2013 à Soweto.

<< Les dirigeants du monde entier sont rassemblés en Afrique du Sud pour l’ultime hommage à une icône mondiale de la paix. Sur le plan métabolique, celui qu’on appelait affectueusement Madiba n’échange plus avec son environnement. Son cœur ne bat plus, il ne respire plus. Le vieux sage est maintenant dans un cercueil. Il est mort.  Au moment où se ferme la porte de la vie de l’un des plus grands leaders africains du XXe siècle, une nouvelle porte s’entrouvre laissant entrevoir de nouvelles perspectives à l’Afrique du XXIe siècle. L’Homme est ce que sa vie a été. L’esprit continue son œuvre vivifiante.

La situation peut se résumer ainsi : un « Fils » de l’Afrique communie solennellement avec un « Père » de l’Afrique. L’un des hommes politiques les plus talentueux de notre époque, Barack Obama, premier afro-descendant devenu le 44e président élu des États-Unis d’Amérique va prononcer son discours à l’occasion des funérailles de celui qui fut le premier africain président de l’Afrique du Sud, Nelson Mandela. Le souvenir de cet évènement qui avait été amplement médiatisé suscite en moi une image liée  au sous-titre de ce traité de géopolitique (Des racines à l’arbre). Cette image, c’est celle « des feuilles que le vent ramène aux racines de l’arbre ». C’était le 10 décembre 2013 au Stade Soccer City à Soweto en Afrique du Sud.

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Dès les premières lignes de son discours, Obama met en avant la symbolique supranationale de l’homme : « le monde vous remercie d’avoir partagé Nelson Mandela avec nous ». Puis, par ses paroles, le président du pays qui exerce « une influence économique et politique sur le monde entier » inscrit le personnage dans le patrimoine historique et culturel mondial. Il le hisse au rang des grands héros qui comptent sur cette planète : « comme les Pères fondateurs de l’Amérique », « comme Abraham Lincoln », « comme Martin Luther King » et même « À l’instar de Gandhi ». Comme pour exprimer que c’est par cet homme que l’histoire du siècle dernier se clôture, Obama rappelle que Madiba est le « dernier grand libérateur du XXème siècle ». Puis, comme pour illustrer le triptyque de « la Foi, l’Espérance et l’Amour » développé dans la première lettre (épître) de l’apôtre Paul aux Corinthiens dans les Saintes Écritures chrétiennes, Obama met en exergue un aveu à caractère spirituel, une sorte de confession de Mandela. Il était « un pécheur qui essaie constamment de s’améliorer » et qui « pouvait admettre son imperfection ». Cette humilité expliquerait pourquoi « nous l’avons tant aimé ». >>

Le commentaire complet se trouve aux pages 1006 et 1007 du livre « afriques, Panafrique des racines à l’arbre » aux éditions FABERT.


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